Dépendance affective : comment l’hypnose peut aider à sortir des schémas ?

Dernière mise à jour : il y a 5 jours
Avoir besoin des autres, rechercher de l’affection ou souhaiter se sentir aimé est parfaitement humain.
Mais lorsque la relation à l’autre devient une source permanente d’angoisse, de peur, de doute ou de souffrance, il peut être utile de s’interroger sur ce qui se joue.
Certaines personnes parlent alors de dépendance affective.
Elles peuvent avoir le sentiment de ne plus réussir à être bien seules, de craindre constamment de perdre l’autre ou encore de rester dans une relation qui ne leur convient plus simplement parce que l’idée de la séparation semble insupportable.
Ces fonctionnements peuvent devenir particulièrement douloureux lorsqu’ils se répètent de relation en relation.
L’hypnose peut constituer une approche complémentaire permettant de travailler sur certaines émotions, réactions automatiques et croyances qui entretiennent ces schémas de dépendance affective.
Qu’est-ce que la dépendance affective ?
La dépendance affective ne correspond pas forcément à un diagnostic médical précis.
Le terme est généralement utilisé pour décrire une relation à l’autre dans laquelle le besoin d’être aimé, rassuré ou reconnu prend une place très importante.
Cela peut se manifester de différentes manières.
Certaines personnes ont besoin d’être constamment rassurées sur les sentiments de leur partenaire.
D’autres supportent difficilement les périodes de distance, les silences ou les désaccords.
Il peut également être compliqué de dire non, de poser ses limites ou de prendre une décision qui risque de déplaire.
Avec le temps, toute l’attention peut finir par se concentrer sur l’autre, parfois au détriment de ses propres besoins.
Quels sont les signes que l’on retrouve fréquemment ?
Chaque histoire est différente, mais certaines situations reviennent régulièrement :
une peur importante de l’abandon ou du rejet ;
un besoin fréquent d’être rassuré ;
une difficulté à rester seul ;
la peur de déplaire ou de provoquer un conflit ;
une tendance à beaucoup s’adapter aux attentes de l’autre ;
des difficultés à poser des limites ;
le sentiment de ne pas être suffisamment bien ou suffisamment digne d’être aimé ;
une grande difficulté à quitter une relation, même lorsqu’elle fait souffrir ;
une tendance à répéter certains schémas relationnels ;
une forte anxiété lorsqu’un partenaire prend de la distance.
Il arrive également qu’une personne soit parfaitement consciente que la relation ne lui convient pas, tout en éprouvant énormément de difficultés à prendre ses distances.
C’est souvent ce décalage entre ce que l’on comprend rationnellement et ce que l’on ressent émotionnellement qui devient particulièrement épuisant.
Pourquoi certains schémas relationnels se répètent-ils ?
Nos façons d’entrer en relation ne se construisent pas uniquement à l’âge adulte.
Au cours de la vie, chacun développe des habitudes émotionnelles, des croyances et différentes façons de rechercher la sécurité affective.
Certaines expériences peuvent progressivement conduire à associer la relation amoureuse à la peur de perdre l’autre, au besoin de se rendre indispensable ou encore à la nécessité d’obtenir régulièrement des preuves d’affection.
Avec le temps, ces réactions peuvent devenir très automatiques.
Une personne peut ainsi se dire :
« Je sais que cette relation me fait souffrir, mais je n’arrive pas à partir. »
Ou encore :
« Dès qu’il ou elle ne répond pas, je commence immédiatement à imaginer le pire. »
Comprendre intellectuellement le mécanisme constitue déjà une étape importante.
Mais cela ne suffit pas toujours à modifier ce que l’on ressent.
Dépendance affective et peur de l’abandon
La peur de l’abandon est souvent très présente dans ce type de difficultés.
Un retard, un message auquel l’autre ne répond pas immédiatement ou un changement de comportement peut provoquer une forte inquiétude.
La personne peut alors chercher à être rassurée, appeler plusieurs fois, analyser chaque détail ou anticiper une éventuelle séparation.
Cette réaction peut parfois être très intense, même lorsque la situation réelle ne justifie pas forcément cette inquiétude.
Le cerveau émotionnel fonctionne alors comme s’il devait constamment surveiller la relation pour éviter une perte.
Cette hypervigilance peut devenir particulièrement fatigante, aussi bien pour la personne concernée que pour son entourage.
Pourquoi est-il parfois si difficile de quitter une relation ?
La difficulté à se séparer n’est pas toujours liée au fait que la relation soit heureuse.
Certaines personnes peuvent rester longtemps dans une relation insatisfaisante parce que l’idée du vide, de la solitude ou de la perte paraît encore plus douloureuse.
La relation devient alors parfois une forme de sécurité, même lorsqu’elle génère beaucoup de souffrance.
Cela peut expliquer pourquoi certaines personnes alternent entre deux positions :
« Je sais que je devrais partir »
et
« Je n’arrive pas à imaginer ma vie sans cette personne. »
L’objectif n’est pas nécessairement de décider à la place de quelqu’un s’il doit rester ou partir.
Il s’agit plutôt de retrouver suffisamment de stabilité intérieure pour pouvoir faire ses propres choix avec davantage de recul.
Comment l’hypnose peut-elle accompagner la dépendance affective ?
L’hypnose permet de travailler dans un état de concentration particulier, tout en restant conscient de ce qui se passe.
Dans un accompagnement autour de la dépendance affective, le travail peut notamment porter sur :
la peur de l’abandon ;
le sentiment de sécurité intérieure ;
l’estime et la confiance en soi ;
la difficulté à être seul ;
certaines croyances négatives sur soi ;
les réactions émotionnelles automatiques ;
la capacité à poser ses limites ;
certains schémas relationnels qui se répètent.
L’objectif n’est pas d’effacer une relation ou des souvenirs.
Il s’agit plutôt de modifier progressivement la manière dont certaines situations sont vécues émotionnellement.
L’hypnose n’agit pas comme une solution automatique ou instantanée. L’évolution dépend de la personne, de son histoire, de l’ancienneté des difficultés et du contexte dans lequel celles-ci apparaissent.
Apprendre à exister autrement qu’à travers le regard de l’autre
Lorsque l’on souffre de dépendance affective, une grande partie de la valeur que l’on s’accorde peut dépendre du regard extérieur.
Un message, un compliment ou une preuve d’affection peut apporter un soulagement très important.
À l’inverse, une remarque ou un silence peut provoquer une remise en question profonde.
Le travail consiste progressivement à reconstruire un sentiment de sécurité qui repose davantage sur soi-même.
Cela ne signifie pas devenir froid, détaché ou ne plus avoir besoin des autres.
L’objectif est plutôt de pouvoir aimer et s’attacher sans avoir constamment peur de perdre l’autre ou de devoir s’oublier pour préserver la relation.
Peut-on sortir de la dépendance affective ?
Il n’existe pas de méthode unique qui fonctionnerait de la même manière pour tout le monde.
Mais les schémas relationnels peuvent évoluer.
La première étape consiste souvent à identifier les situations dans lesquelles la peur, le besoin de contrôle ou le besoin d’être rassuré apparaissent.
Il devient ensuite possible de travailler progressivement sur ce qui entretient ces réactions.
Selon les situations, l’hypnose peut être utilisée seule ou en complément d’un suivi psychologique ou médical lorsque celui-ci est nécessaire.
Hypnose et dépendance affective dans le Grand Genève entre Saint Julien en Genevois et Genève
J’accompagne également des personnes venant de Reignier-Ésery, La Roche-sur-Foron, Pays de Gex et des communes environnantes qui souhaitent travailler sur la dépendance affective, la peur de l’abandon, le manque de confiance ou certains schémas relationnels répétitifs.
Les consultations peuvent avoir lieu au cabinet à Collonges-sous-Salève ou en visioconférence, selon vos préférences et votre lieu de résidence. La visio permet par ailleurs d’être accompagné où que vous soyez, en France ou à l’étranger.
Combien de séances peuvent être nécessaires ?
Il n’existe pas de nombre de séances applicable à tout le monde.
Certaines personnes ressentent rapidement des changements, tandis que des fonctionnements installés depuis de nombreuses années peuvent demander davantage de temps.
L’accompagnement est donc adapté à votre histoire, à votre objectif et à ce que vous souhaitez faire évoluer.
Retrouver une relation plus apaisée avec soi-même et avec les autres
Sortir de certains schémas relationnels ne signifie pas ne plus aimer ou ne plus s’attacher.
Il s’agit plutôt de pouvoir construire une relation dans laquelle l’autre ne devient plus l’unique source de sécurité, de valeur ou de bien-être.
L’hypnose peut accompagner ce cheminement en permettant de travailler différemment sur certaines réactions émotionnelles et certains automatismes.
Claude Gaudard, hypnothérapeute – Maître praticienne en hypnose ericksonienne et PNL. Séances au cabinet à Collonges-sous-Salève, à proximité de Saint-Julien-en-Genevois et Genève, ainsi qu’en visio.





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